Nous sommes tous d’accord : les blocages de lycées accroissent considérablement notre puissance.
Les cours nous neutralisent, nous étouffent, nous maintiennent dans un état de faiblesse permanent. En les empêchant, nous reprenons ce qu’ils nous ont toujours volé : notre vie.
Le temps libre, les rencontres, l’aventure, la confrontation avec le proviseur, les flics ou les parents, les actions, les manifs, le partage, d’analyse, de vision, d’envie, de commun, tous ces moments intense que nous pouvons vivre ensemble grâce au sabotage temporaire de l’assiduité obligatoire nous ont permis de ressentir une évidence quotidiennement refoulée.
Nous ne bloquons pas parce qu’il le faut, mais parce nous en avons envie.
Cette envie, ce n’est pas une réforme qui nous la donne. Elle est en nous depuis toujours. Depuis qu’ ON nous oblige à passer tout notre temps assit sur une chaise, à rester en cours, à intégrer un programme qu’un ministère a composé, à faire nos devoirs, à mettre notre réveil, à ne pas parler avec notre voisin, à accepter d’être coupé dans une discussion ou un baiser par une sonnerie, depuis qu’ ON a prétendu savoir ce qui ferait notre bien, ce qui ferait notre mal et qu’ ON nous l’a imposé comme réalité indépassable.
C’est cette évidence que malheureusement ON se cache, ou que nous cachons astucieusement derrière des prétextes comme la bonne cause ou la revendication.
Astucieusement, parce qu’au près des parents, profs, CPE ou surveillants, il peut nous être utile de cacher ce qui nous anime profondément derrière un prétexte. Cela peut nous obtenir
quelques signatures de billets d’absences ou nous éviter quelques engueulades. Bien que pour certains d’entre nous ces engueulades fassent partie de ce qui nous anime.
Malheureusement, car au moment ou les dispositifs mis en place par l’État parviennent à imposer le retour à la normale – réforme annulée ou repoussée, intervention de la police –
quand chacun rentre dans le rang, ceux qui se sont cachés l’évidence qui les poussaient au mouvement se retrouvent désemparés, obligé moralement de s’arrêter.
Nous ne croyons pas que dans les prochains mouvements cette évidence sera claire pour tout le monde. Par contre, nous pensons que plus elle le sera plus nous gagnerons en force. Car, en un rien de temps, elle peut ruiner les jugements qui nous séparent et nous divisent.
Et ainsi nous construirons les conditions telles qu’un retour à la normale ne soit plus possible.
« Ces lycéens manifestent sans savoir pourquoi »
« Ils ne font ça que pour sécher »
« Ils ne connaissent même pas les réformes »
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Récits — WW @ 2:17
18 février … Un nouveau 18 décembre ?
Après l’AG de la FAC, on part débrayer les amphis. Une fois tous-tes réuni-e-s, on commence à descendre le boulevard Mirande et on passe devant le lycée Hyppo, où quelques lycéen-ne-s nous rejoignent. On arrive devant la prison … « Mur par mur, pierre par pierre, nous détruirons toutes les prisons » …
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Tract — Mdm @ 9:52
Fichage, contrôle d’internet, réforme Darcos (seulement repoussée), majorité pénale à 12 ans, privatisation des facs, omniprésence policière, suppressions de postes, prisons pour mineurs …
NE LES LAISSONS PAS NOUS IMPOSER LEUR MONDE
- Départ à 14h30 de la FAC pour les étudiant-e-s
- RDV à tout le monde à 15h30, place de la Libération
Le tract version papier
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Appel — Mdm @ 9:05
Pour cette troisième réunion il y avait des gens de Grenoble, Lyon, Dijon et Chambéry. Voici un petit compte-rendu pour que les lycéen-ne-s des autres villes puissent voir ce qu’on fait dans ces réunions et si ça un intérêt qu’illes y viennent :
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Récits — WW @ 8:07
Mardi 3 février. Suite au mouvement de la fac, un groupe de lycéen-ne-s motivé-e-s s’est réuni à partir de 19H pour parler du mouvement. Nous avons décidé d’organiser une AG jeudi 5 à 12H30. Nous avons pensé que nos camarades seraient plus disponibles à midi que pendant les heures de cours. Nous avons donc écrit plusieurs centaines de tracts, à la main, appelant à venir à cette AG. Nous y avons passé une bonne partie de la nuit. Nous avons également préparé des pancartes.
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Récits — Mdm @ 5:44
Lundi 2, à 7h30 un groupe d’étudiant-e-s ont occupé une salle à l’université de Dijon. Table de presse, affiches, petit déj’, rencontres et discussions après un coup de ménage.
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Appel — Mdm @ 9:31
Depuis quelques mois, nous, lycéen-ne-s sommes rentré-e-s en révolte et agissons. Les raisons ? Elles sont évidentes :
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Si une grève générale a un fort impact économique et donc politique, il faut encore que celle-ci dure et soit accompagnée de multiples modes d’action. Sinon elle reste cette « journée de mobilisation » dont l’état s’arrange très bien puisqu’elle donne l’illusion au citoyen qu’y participer suffit à faire pression. En effet, qui s’est déjà battu sait que le gouvernement n’écoute pas.
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Appel — Mdm @ 5:03

Cliquez sur l’image du tract pour le voir en taille originale.
Si vous voulez distribuer le tract dans votre lycée et que vous ne pouvez pas l’imprimer vous-même, envoyez un mail à l’adresse de la coordination lycéenne dijonnaise : darcosvador@brassicanigra.org
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Récits — Mdm @ 8:52
A 14h, place Darcy on est une cinquantaine à attendre que d’autres lycéen-ne-s arrivent. On se questionne : mais où sont donc les lycéen-ne-s ? Pourquoi et comment une révolte si explosive a pu s’arrêter en si peu de temps ? Manipulation médiatique, pressions des parents, peur de la police et punitions des administrations ont-elles suffit à démobiliser celleux dont on aurait dit que rien ne pouvait les stopper ?
Déterminé à faire quelque chose, on lance une initiative : on se sépare en petit groupes (pour tromper les flics) afin de se rejoindre au Castel. Effectivement, depuis quelques temps le mot tourne : jeudi, les manifestant-e-s aident les lycéen-ne-s du Castel à occuper leur lycée.
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Le gouvernement fait la sourde oreille face notre colère. Sarko a déclaré qu’il était « déterminé plus que jamais » à aller jusqu’au bout de ses réformes et que contrairement aux gouvernements précédents il n’abandonnerait pas…
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Appel — Mdm @ 6:47
Dans toute la France, les lycéen-ne-s s’organisent de manière autonome et les actions se multiplient.
Samedi 10 janvier, nous, lycéen-ne-s de Grenoble, Lyon, Dijon, Ambérieu, nous sommes réunis afin de partager nos expériences, de construire une stratégie commune, d’organiser ensemble nos actions.
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Tract — Mdm @ 11:00
Hier (jeudi 8), après une semaine de tentatives de blocages (à chaque fois empêchés par la police) les lycéen-ne-s d’Hippolyte ont réussi à bloquer le portail grâce à un élan de solidarité de la part de tous-tes. Alors que les proviseurs et les surveillant-e-s gardaient physiquement l’entrée (comme chaque matin), les élèves les ont poussés à l’intérieur permettant à d’autres de poser deux chaines. Dépossédé de son autorité, le proviseur s’en est encore un fois remis à la police pour qu’elle rétablisse l’Ordre.
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Récits — Mdm @ 10:34
Les flics veulent avoir leur bac…
Lundi 7H : Quelques lycéen-ne-s se retrouvent pour organiser matériellement le blocage : des poubelles sont entassées devant le lycée. Les autres commencent à arriver, quelques personnes empilent les poubelles devant la grille. Le proviseur et ses sbires s’opposent au blocage Lire la suite…