Les flics veulent avoir leur bac…
Lundi 7H : Quelques lycéen-ne-s se retrouvent pour organiser matériellement le blocage : des poubelles sont entassées devant le lycée. Les autres commencent à arriver, quelques personnes empilent les poubelles devant la grille. Le proviseur et ses sbires s’opposent au blocage : un passage est laissé pour les élèves qui veulent rentrer en cours. Du coup, beaucoup rentrent dans le lycée mais une centaine de personnes restent devant les grilles. Après un moment de flottement, certain-e-s lancent l’offensive : les poubelles sont jetées contre les grilles, s’en suit un combat acharné pendant lequel les poubelles sont englouties à l’intérieur du lycée et en quelques minutes … plus de munitions ! Le groupe diminue peu à peu.
8h30 : Deux fourgons de police se déchargent devant le lycée : des flics en tenue de robocop se déploient, les lycéen-ne-s reculent légèrement. Cette pression psychologique continue jusqu’à ce qu’illes s’éloignent assez du lycée (distance jugée respectable par la milice du capital). Quelques personnes se retrouvent pour écrire un tract et préparer le blocus du lendemain.
Mardi 7H : Rebelotte, des gens se retrouvent, des poubelles s’amoncellent à proximité du lycée. Illes attendent l’arrivée de la masse des lycéen-ne-s mais surprise ! C’est une voiture avec deux flics qui arrivent. Les lycéen-ne-s qui ont l’air plus motivé-e-s que la veille restent dans leur état de spectateur-rice : seulement quelques poubelles sont amenées devant la grille. Immédiatement, un fourgon de flics débarque et ils dégagent le passage. La majorité des personnes entrent en cours, quelques un-e-s se réunissent pour envisager la suite. Voulant surprendre les garants de l’ordre, illes décident de retenter un blocage à 10h00. Les poubelles amassées le matin ayant disparues, illes cherchent de nouvelles munitions.
10H : Les lycéen-ne-s qui étaient en cours ressortent, quelques personnes commencent à ramener les poubelles devant la grille, certain-e-s spectateur-rice-s décident enfin de passer à l’action et les poubelles s’envolent, destination la grille.
Le principal et ses sbires ne réagissent pas, ils préfèrent laisser le sale boulot aux flics qui débarquent quelques minutes plus tard. En créant une chaîne humaine, les flics protègent le proviseur qui termine sa collection de poubelle. Pendant ce temps, les lycéen-ne-s restent en face des flics et on ressent dans leur discours un certain énervement face à cette occupation policière mais une majeure partie d’entre eux-elles ne sont pas géne-e-s de traverser un cordon bleu pour rentrer en cours. Certain-e-s préfèrent rentrer chez elles-eux pendant que les flics retournent au chaud dans leur fourgon. Les quelques personnes restantes décident de partir et se donnent rendez-vous pour la journée nationale de jeudi pendant laquelle tous les lycées seront bloqués (ou pas) et partiront en manif à 14h00 place Darcy.
Depuis cette dernière tentative, les flics n’attendent même plus
d’être appelés pour venir débloquer le lycées mais sont présents pendant toutes les pauses devant celui-ci (au chaud dans leur fourgons) afin de dissuader les lycéen-ne-s de toutes actions…
…Visibilisation, pour une fois, de l’image d’un lycée-prison…
Jeudi 8 : Les lycéen-ne-s d’Hippolyte ont enfin réussi à bloquer le portail grâce à un élan de solidarité de la part de tous-tes. Alors que les proviseurs et les surveillant-e-s gardaient physiquement l’entrée (comme chaque matin), les élèves les ont poussés à l’intérieur permettant à d’autres de poser deux chaines. Dépossédé de son autorité, le proviseur s’en est encore un fois remis à la police pour qu’elle rétablisse l’Ordre.
REPONDONS A CETTE OCCUPATION POLICIERE EN ETANT ENCORE PLUS NOMBREUX-SES A SE MOBILISER : PRENONS TOUS ET TOUTES PART AUX ACTIONS DE BLOCAGE!