Mardi 3 février. Suite au mouvement de la fac, un groupe de lycéen-ne-s motivé-e-s s’est réuni à partir de 19H pour parler du mouvement. Nous avons décidé d’organiser une AG jeudi 5 à 12H30. Nous avons pensé que nos camarades seraient plus disponibles à midi que pendant les heures de cours. Nous avons donc écrit plusieurs centaines de tracts, à la main, appelant à venir à cette AG. Nous y avons passé une bonne partie de la nuit. Nous avons également préparé des pancartes.
Mercredi 4 février. Nous nous sommes retrouvés tôt le matin et deux groupes se sont formés pour tracter différents lycées (Hippolyte Fontaine, Simone Weil, Carnot, Montchapet, et Le Castel). Les avis des lycéen-ne-s sont partagés, certains pensent que cela ne sert à rien de continuer, que le mouvement lycéen est mort et que nous n’arriverons jamais à rien, d’autres nous promettent de venir à l’AG et sont très motivé-e-s. L’après-midi, deux personnes ont fait les hommes sandwich pour annoncer l’AG du lendemain. Le soir, nous avons débattu sur l’AG à venir et les différents points à soulever pour informer et dialoguer.
Jeudi 5 février. Nous sommes 30 à l’AG, et nous nous connaissons déjà tou-te-s. Après avoir patienté-e-s une bonne demie-heure, nous décidons d’aller informer les lycéen-ne-s directement dans leurs lycées. Nous commençons par Le Castel, le concierge nous laisse passer tant bien que mal, nous ne sommes plus qu’une vingtaine. Nous allons dans les couloirs, parlant au mégaphone, nous entrons dans les salles, terrorisant malgré-nous certains professeur-e-s (heureusement, tou-te-s n’ont pas peur de nous, illes sont de plus en plus à nous soutenir !). Arrivés au foyer, un lycéen jouant au babyfoot nous répond furieusement « Ta gueule, on s’en fout ». Nous sortons du lycée. Un petit groupe, d’une dizaine de personnes, part à Montchapet. Arrivé-e-s là bas, illes sont très bien accueilli-e-s et les lycéen-ne-s de Montchapet désirent organiser un blocus dès le lendemain ! Nous passons encore une fois une bonne partie de la nuit à écrire des tracts.
Vendredi 6 février. Le blocus de Montchapet ne fonctionne pas. Très peu de lycéen-ne-s se sont mobilisé-e-s. L’administration appelle les forces de police. On part.